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Les avantages et les failles de sécurité de la blockchain
Mise à jour : 18 novembre 2021
La blockchain est une technologie qui en est encore à ses débuts.
Généralement associée aux cryptomonnaies, la blockchain est de plus en plus utilisée par de nombreux secteurs d’activité pour répondre à leurs besoins en matière de paiements et de transactions.
La blockchain est tellement polyvalente qu’en plus d’enregistrer des transactions financières, elle peut servir à stocker des dossiers médicaux, à conclure des ententes juridiquement contraignantes, à assurer le suivi de la circulation des marchandises, à conserver des dossiers de crédit personnels, à retracer la provenance d’œuvres d’art et même à vérifier les paiements tout au long de la chaîne d’approvisionnement (source : Appinventiv).
La blockchain a d’abord été développée comme la technologie sous-jacente au Bitcoin. Depuis, elle est devenue une solution prometteuse pour renforcer la cybersécurité et réduire les risques liés aux cybermenaces.
Alors que les atteintes à la protection des données continuent de représenter un défi majeur pour les organisations partout dans le monde, chaque incident ayant coûté en moyenne 3,86 millions de dollars américains en 2020 (source : Ponemon Institute), la blockchain offre aux entreprises un moyen de réduire leurs coûts tout en protégeant leurs données et leurs activités.
Avant d’examiner comment différents secteurs tirent parti de la sécurité de la blockchain, il est important de comprendre le fonctionnement de cette technologie.
Qu’est-ce que la technologie blockchain ?

La blockchain est une structure de données, ou une technologie de registre distribué (DLT — Distributed Ledger Technology), qui enregistre les transactions entre plusieurs ordinateurs, offrant ainsi davantage de sécurité, de transparence et de décentralisation aux opérations des utilisateurs et des entreprises (source : Hackernoon). Les blocs de données sont interconnectés, formant une chaîne d’enregistrements qui n’est contrôlée par aucune autorité unique et qui est accessible à tous les membres du réseau blockchain.
Ainsi, les risques d’activités frauduleuses ou de duplication de transactions sont éliminés sans avoir besoin d’un tiers intermédiaire.
Une fois qu’une information est enregistrée sur la blockchain, elle devient immuable. La blockchain sécurise chaque transaction grâce à une signature numérique qui en confirme l’authenticité. Grâce au chiffrement et aux signatures numériques utilisés par cette technologie, les données stockées sont protégées contre toute modification non autorisée et ne peuvent pas être altérées.
Tous les secteurs d’activité peuvent utiliser la blockchain. Cela s’explique par le fait que tout actif numérique ou toute transaction peut être intégré à la blockchain. Cette nouvelle technologie est considérée comme un protocole de cybersécurité fiable grâce à sa capacité à détecter toute activité malveillante et à garantir l’intégrité des transactions (source : Cyber Management Alliance).
La sécurité de la blockchain est-elle l’avenir ?
Comme plusieurs innovations, la blockchain a d’abord été développée comme technologie de soutien pour un produit perturbateur spécifique : le Bitcoin. Aujourd’hui, la popularité de la blockchain s’est étendue à l’ensemble de l’écosystème infonuagique, devenant une technologie prometteuse pour réduire les risques liés à la cybersécurité de manière générale.
À l’ère numérique actuelle, nos informations sont stockées et partagées en ligne. Presque toutes les entreprises et organisations dépendent des moyens numériques pour effectuer des transactions et conserver des historiques de données. Cette dépendance envers les technologies de stockage infonuagique en constante évolution ainsi que les transferts de données en ligne a entraîné des lacunes dans les protocoles de sécurité, exposant régulièrement des informations sensibles à des acteurs malveillants. Il est donc essentiel de trouver un protocole de cybersécurité fiable capable de s’adapter à la façon dont la société gère les mégadonnées (big data), qui évolue constamment.
Les industries de tous les secteurs adoptent de nouvelles technologies visant à améliorer l’intégrité des données et des réseaux, et actuellement, la sécurité de la blockchain est à l’avant-garde de cette évolution.
La blockchain offre de nombreux avantages pour la cybersécurité, mais elle comporte également certaines vulnérabilités.
Examinons d’abord ses avantages.
Les avantages de la sécurité de la blockchain
Les avantages de la blockchain reposent principalement sur l’une de ses caractéristiques fondamentales : la décentralisation, qui permet d’assurer un niveau plus élevé d’intégrité des données dans plusieurs opérations.
Décentralisation des systèmes de stockage
Au cours des dernières années, des millions de cyberattaques ont ciblé des organisations. Un élément commun à plusieurs de ces organisations est qu’elles utilisaient un système centralisé. Cela signifie qu’un pirate informatique peut accéder à une grande quantité de données critiques d’une entreprise à partir d’un seul emplacement (source : Medium).

Prenons, par exemple, l’attaque par rançongiciel WannaCry en 2017. Cette attaque a touché environ 230 000 ordinateurs dans 150 pays. WannaCry ciblait les ordinateurs vulnérables qui n’avaient pas encore effectué la mise à jour de leur système d’exploitation Microsoft Windows (source : Kaspersky).
Une fois infiltrés dans les ordinateurs, les attaquants volaient les informations des utilisateurs et demandaient une rançon pour les restituer. Bien qu’il n’y ait aucune garantie, les pirates menaçaient de supprimer définitivement les données si la rançon n’était pas payée. On estime que l’attaque du rançongiciel WannaCry a causé des pertes de 4 milliards de dollars américains à l’échelle mondiale.
Le passage à des systèmes décentralisés constitue une façon de prévenir les rançongiciels, comme WannaCry, en évitant qu’ils exploitent un point de vulnérabilité unique dans un système informatique.
Dans un système centralisé, les données sont généralement stockées, mises à jour et gérées à partir d’un seul emplacement plutôt que d’être réparties entre plusieurs endroits. À l’inverse, dans un système décentralisé, les données liées aux différents sites sont stockées et gérées indépendamment d’un centre de contrôle unique (source : Medium).
La blockchain suit ce principe en répartissant les données entre plusieurs ordinateurs. Comme les mêmes données sont distribuées et synchronisées dans plusieurs emplacements indépendants, la possibilité de pirater l’ensemble du système devient beaucoup plus complexe et difficile à réaliser.
Sécurité de l’Internet des objets
Les appareils périphériques (edge devices) tels que les téléphones mobiles, les caméras, les routeurs et les commutateurs deviennent des cibles de plus en plus intéressantes pour les pirates informatiques. Avec des technologies comme l’intelligence artificielle (IA) et la 5G qui favorisent la croissance de l’Internet des objets (IoT), si une menace malveillante parvient à accéder à un seul appareil, elle peut compromettre l’ensemble de votre système.

Découvrez comment l’impact de la 5G sur les applications compatibles avec l’IoT nous mène vers l’avenir. Consultez notre blogue : « Les villes intelligentes de demain propulsées par la 5G et l’IoT ».
Les organisations peuvent utiliser la blockchain pour sécuriser les appareils et les systèmes interconnectés en décentralisant leur gestion. La technologie blockchain permet aux appareils de prendre eux-mêmes des décisions en matière de sécurité en analysant le réseau et en établissant un consensus sur ce qui constitue une activité normale ou suspecte dans la chaîne (source : Forbes). Essentiellement, chaque point de la blockchain représente un obstacle supplémentaire que le pirate informatique doit franchir, plutôt que de devoir contourner une seule administration ou autorité centrale lors d’une cyberattaque.
Les applications de l’IoT ont accru la demande pour des solutions de sécurité plus robustes. CENGN collabore avec des PME canadiennes afin de tester et de valider des approches novatrices en matière de sécurité des réseaux, dans le but de garantir que les réseaux modernes et futurs demeurent protégés contre les cyberattaques. Découvrez comment nous pouvons vous aider sur notre page consacrée à la sécurité.
Communication sécurisée par messagerie
L’évolution de nos réseaux a entraîné une transformation de nos façons de communiquer. Actuellement, les organisations envoient des messages par l’intermédiaire de multiples canaux numériques permettant le transfert de différents formats de fichiers. Cette flexibilité a amélioré la productivité et la collaboration, mais elle a également introduit de nouveaux risques en augmentant le nombre de points de vulnérabilité.

Afin de maintenir des réseaux sécurisés, les développeurs de plateformes de messagerie intègrent le chiffrement de bout en bout (End-to-End Encryption — E2EE) dans leurs applications. Cette méthode chiffre les informations afin que seules les personnes participant à la communication puissent lire les messages, à l’exclusion des fournisseurs de services Internet, des développeurs de l’application, du gouvernement ou de toute autre personne (source : Stream).
La blockchain peut s’appuyer sur les avantages des solutions actuelles de chiffrement de bout en bout afin de créer un environnement encore plus sécurisé pour les utilisateurs. La blockchain peut permettre une communication entre différentes plateformes de messagerie grâce à un protocole de sécurité standardisé, offrant ainsi un cadre d’API unifié qui sécurise tous les processus d’échange de données (source : Cyber Management Alliance).
Par exemple, Sense Chat est une plateforme de messagerie basée sur la blockchain qui fonctionne avec des services existants comme Kik, WeChat, Slack, Skype, Facebook Messenger et bien d’autres (source : Disruptor Daily). Parmi ses fonctionnalités, on retrouve les connexions anonymes, les appels vidéo pair-à-pair et la messagerie compatible avec les cryptomonnaies.
Les failles de la sécurité de la blockchain
Avant d’aborder les failles potentielles de la blockchain, il est important de noter que ces failles varient selon le type de blockchain utilisé, soit une blockchain publique ou une blockchain privée.
Les réseaux de blockchain publics sont ouverts et permettent à n’importe quel utilisateur de se joindre au réseau, tout en assurant leur anonymat. Une blockchain publique utilise des ordinateurs connectés à Internet pour valider les transactions et parvenir à un consensus. Ethereum est un exemple de blockchain publique (source : 101 Blockchains).
À l’inverse, les réseaux de blockchain privés reposent sur l’identité des utilisateurs pour confirmer leur appartenance au réseau et leurs droits d’accès. Par exemple, la société de services bancaires d’investissement J.P. Morgan utilise un réseau de blockchain privé afin de simplifier, d’optimiser et de vérifier les transactions et les contrats (source : Euromoney).
Les attaques visant les blockchains varient selon qu’il s’agit de réseaux publics ou privés. Toutefois, les pirates informatiques utilisent principalement quatre méthodes pour menacer les blockchains : les attaques par hameçonnage, les attaques de routage, les attaques Sybil et les attaques à 51 %.
Attaques par hameçonnage
Malgré toutes les fonctionnalités de sécurité offertes par la blockchain aux organisations et aux utilisateurs, celle-ci demeure vulnérable aux attaques par hameçonnage. Cette méthode de fraude vise à obtenir les identifiants d’un utilisateur à son insu par l’intermédiaire de courriels.

Les fraudeurs envoient aux propriétaires de clés de portefeuille des courriels se faisant passer pour une source légitime et autorisée, leur demandant leurs identifiants par l’entremise de faux liens hypertextes. Les identifiants des utilisateurs et d’autres informations sensibles détenus par les pirates peuvent entraîner des pertes pour les utilisateurs ainsi que pour le réseau blockchain (source : Jscrambler).
Attaques de routage
Les blockchains reposent sur des transferts de grandes quantités de données en temps réel. Les pirates informatiques peuvent intercepter ces données pendant leur transfert vers les fournisseurs de services Internet en détournant des préfixes IP ou en interrompant temporairement les connexions, empêchant ainsi le système d’atteindre un consensus.
Lors d’une attaque de routage, les participants à la blockchain ne sont généralement pas en mesure de détecter la menace, ce qui donne l’impression que tout fonctionne normalement. Toutefois, en arrière-plan, les fraudeurs ont réussi à extraire des données confidentielles ou des cryptomonnaies (source : ACM).

Attaques Sybil
Lors d’une attaque Sybil, les pirates informatiques créent et utilisent de nombreuses fausses identités sur le réseau afin de le surcharger et de provoquer une défaillance du système. Le nom de cette attaque provient d’une étude portant sur une femme nommée Sybil Dorsett, qui a été traitée pour un trouble de la personnalité multiple (source : Binance).
En réalisant des attaques Sybil, les pirates peuvent obtenir une influence disproportionnée sur les nœuds légitimes du réseau s’ils créent suffisamment de fausses identités. Ils peuvent ensuite refuser de recevoir ou de transmettre des blocs, bloquant ainsi efficacement l’accès d’autres utilisateurs au réseau.
Pour l’instant, aucune méthode connue de détection ou de prévention n’existe pour ce type d’attaque. Si ces attaques prennent une ampleur importante, elles peuvent éventuellement devenir ce que l’on appelle des attaques à 51 %.
Attaques à 51 %
Le minage de cryptomonnaies nécessite une quantité considérable de puissance de calcul, particulièrement pour les grandes blockchains publiques. Toutefois, si un mineur ou un groupe de mineurs parvenait à réunir suffisamment de ressources, il pourrait obtenir plus de 50 % de la puissance de minage d’un réseau blockchain. Détenir plus de 50 % de cette puissance signifie avoir la capacité de contrôler le registre et de le manipuler afin d’annuler ou de modifier des transactions.
En 2018, trois plateformes de cryptomonnaies reconnues ont subi des problèmes liés à des attaques à 51 %. Ces trois plateformes étaient Ethereum Classic, ZenCash et Verge. À l’échelle mondiale, les entreprises perdent environ 20 millions de dollars américains chaque année en raison des attaques à 51 % (source : 101 Blockchains).
Cas pratiques actuels dans quatre secteurs distincts
Les entreprises de différents secteurs adoptent rapidement la sécurité de la blockchain. Voici des exemples de l’utilisation de la blockchain pour protéger des données essentielles dans quatre industries différentes : le secteur bancaire, les soins de santé, la défense et le secteur public.
Amélioration de la sécurité bancaire grâce à la technologie blockchain
La sécurité est un élément essentiel pour les institutions financières partout dans le monde : c’est ce qui garantit aux clients que leur argent et leurs informations sont protégés.
Malheureusement, les banques sont confrontées en moyenne à 85 tentatives de cyberattaques graves par année, et un tiers de ces attaques réussissent, compromettant des informations confidentielles et entraînant des coûts de plusieurs millions de dollars pour les organisations (source : Computer Weekly).
À la recherche de meilleurs protocoles de sécurité, les institutions financières se tournent vers la blockchain pour trouver des solutions en matière de cybersécurité. Ces organisations souhaitent s’éloigner des risques associés aux protocoles de cybersécurité centralisés et veiller à ce que leurs actifs soient protégés de façon sécuritaire.

C’est ici que la blockchain entre en jeu. Elle offre des protocoles de sécurité multicouches permettant de décentraliser les risques et d’assurer une plus grande confiance aux institutions et aux clients lors des transactions. Un des premiers adopteurs de ce type de solution est Banco Santander.
Santander est l’une des plus grandes banques d’Europe, avec plus de 1,7 billion de dollars américains d’actifs (source : Santander), et elle a été l’une des premières banques à adopter la blockchain afin de sécuriser son service de paiements internationaux.
Consciente des avantages de la technologie blockchain en matière de sécurité et de rapidité des paiements, Santander a créé One Pay FX. En utilisant le réseau blockchain de Ripple, Santander a lancé le premier service de transfert international basé sur la blockchain en Espagne, au Royaume-Uni, au Brésil, en Pologne, au Chili et au Portugal (source : Santander).
De plus, en septembre 2019, afin de démontrer la sécurité d’un système blockchain appliqué au secteur bancaire, Banco Santander a émis une obligation de 20 millions de dollars américains en utilisant la blockchain Ethereum. Trois mois plus tard, la banque a procédé au remboursement anticipé de cette obligation basée sur la blockchain afin de démontrer comment les titres de créance peuvent être gérés de manière fiable tout au long de leur cycle de vie grâce à une blockchain (source : Coin Telegraph).
L’utilisation de la blockchain par Santander pour renforcer la cybersécurité témoigne des possibilités technologiques offertes par cette industrie. Alors que les cyberattaques continuent de devenir de plus en plus sophistiquées, la blockchain peut représenter un outil permettant aux institutions financières de mieux se protéger tout en optimisant leurs services.
Sécurité décentralisée pour les systèmes de santé
Comme le secteur bancaire, l’industrie de la santé est touchée par les cyberattaques, les incidents de piratage augmentant d’année en année. En 2020, les attaques ont augmenté de 42 % par rapport à 2019, en partie en raison de la vulnérabilité et de la surcharge du secteur de la santé causées par la pandémie de COVID-19 (source : Forbes).
L’industrie protège des informations essentielles sur les patients et des renseignements personnels qui, entre de mauvaises mains, peuvent être utilisés pour faire chanter des entreprises de soins de santé et des hôpitaux afin d’obtenir des millions de dollars.
La nature décentralisée de la blockchain pourrait être une solution permettant au secteur de la santé de préserver l’intégrité des données des patients. En répartissant de petites portions d’information à travers plusieurs emplacements accessibles uniquement aux utilisateurs autorisés, la blockchain peut empêcher les cybercriminels d’accéder aux éléments permettant d’identifier une personne dans son dossier médical.
Bien que l’industrie n’en soit encore qu’aux premières étapes de l’adoption de cette technologie, certaines entreprises, comme Philips Healthcare, travaillent déjà à la mise en œuvre de solutions de sécurité basées sur la blockchain afin d’avoir un impact concret sur la sécurité des données de santé. L’entreprise combine la blockchain et l’intelligence artificielle (IA) afin de créer un nouvel écosystème de soins de santé.
En collaboration avec des hôpitaux partout dans le monde, Philips utilise l’IA pour découvrir et analyser tous les aspects du système de santé, notamment les données opérationnelles, administratives et médicales. Elle identifie ensuite les vulnérabilités du système et met en place une solution blockchain afin de corriger les problèmes et de sécuriser les données (source : The Next Web).
L’intelligence artificielle devient un outil de plus en plus important pour la cybersécurité.
Apprenez-en davantage sur cette technologie dans notre blogue : « L’intelligence artificielle en cybersécurité : les avantages et les défis ».
La sécurité de la blockchain pour optimiser et sécuriser l’industrie de la défense
L’industrie de la défense a été à l’origine de nombreuses technologies que nous utilisons aujourd’hui, comme Internet et le GPS.
La blockchain pourrait être la prochaine.

La blockchain est considérée comme une solution fiable de protection des données pour les forces militaires, les entrepreneurs de la défense et les entreprises du secteur aérospatial qui gèrent des données critiques liées aux missions ainsi que des chaînes d’approvisionnement complexes. La décentralisation contribue à maintenir la sécurité des données, et la capacité inhérente de la blockchain à assurer le suivi des informations sans possibilité de falsification ou de corruption des données peut considérablement améliorer l’efficacité opérationnelle des fournisseurs du secteur de la défense (source : PWC).
Lockheed Martin, une entreprise américaine spécialisée dans la défense et l’aérospatiale, fait partie des organisations qui mettent en œuvre des solutions basées sur la blockchain.
L’entrepreneur en défense a obtenu un accès à la plateforme d’intelligence fournisseurs de SyncFab, développée sur une blockchain, afin d’aider à gérer les fabricants d’équipement d’origine (OEM — Original Equipment Manufacturers) en Suisse (source : Coin Telegraph).
La plateforme fonctionne essentiellement comme un « intermédiaire de mise en relation » entre les fabricants d’équipement d’origine et des experts spécialisés, permettant à ces derniers de participer à des occasions logistiques à long terme avec de grandes entreprises. Cette approche permet de résoudre certains défis liés à la gestion de la chaîne d’approvisionnement tout en garantissant l’intégrité et la sécurité des données confidentielles de fabrication.
L’efficacité accrue du secteur public grâce à la sécurité de la blockchain
Les gouvernements et les organismes du secteur public utilisent actuellement des systèmes intrinsèquement peu sécurisés et coûteux, fonctionnant de manière centralisée avec des données isolées dans différents silos.
La blockchain peut aider les gouvernements à s’éloigner de ces risques liés à la sécurité en offrant des structures plus sécurisées, plus agiles et plus rentables, capables de protéger les données essentielles, de réduire les possibilités de corruption et d’accroître la confiance de la société envers les systèmes gouvernementaux et les services civiques en ligne (source : Consensys).
Les gouvernements peuvent tirer parti de la blockchain pour plusieurs applications essentielles en matière de sécurité, notamment les paiements, l’enregistrement foncier, la traçabilité des chaînes d’approvisionnement et les élections.
Le gouvernement australien est à l’avant-garde de l’adoption de la blockchain dans le secteur public. Le pays a récemment accordé la priorité au développement d’un réseau de cybersécurité reposant sur la technologie des registres distribués.
En 2018, le gouvernement a établi un partenariat avec IBM afin de développer un écosystème blockchain gouvernemental permettant de stocker des documents de façon sécurisée au cours des cinq années suivantes. Le gouvernement fédéral australien espère que cette initiative servira de modèle pour d’autres gouvernements à l’avenir (source : Coin Central).
Le réseau du pays en est encore aux premières étapes de sa mise en œuvre, mais les responsables gouvernementaux estiment qu’il pourrait devenir un atout précieux.
La sécurité de la blockchain est encore en évolution
La blockchain est une technologie relativement nouvelle, mais son adoption dans de nombreux domaines au-delà des cryptomonnaies connaît une croissance rapide.
Alors que la pression pour améliorer la cybersécurité devient une priorité universelle pour les organisations partout dans le monde, de nouvelles solutions efficaces sont nécessaires afin d’assurer l’intégrité des systèmes. Les avantages uniques de la blockchain, tels que la décentralisation et la transparence des données, ouvrent la porte à un tout nouvel éventail de possibilités en matière de solutions de sécurité.
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Cette étude a été réalisée par l’International Data Corporation (IDC), une firme mondiale reconnue pour son expertise en intelligence de marché.